Carnet de lecture : La maison des égarées – Sachiko Kashiwaba
- japan_by_caro

- 11 juin
- 2 min de lecture
Ce roman raconte l’histoire de trois femmes issues de générations différentes : une petite fille, une jeune femme et une vieille dame. Suite à un bouleversement, un tremblement de terre suivi d’un tsunami, leurs vies basculent, et elles se retrouvent à s’unir pour former une nouvelle famille.
On suit ainsi Yurie, qui cherche à fuir un mari violent ; Moeka, une enfant traumatisée par la perte de ses parents et enfermée dans le silence ; et Kiwa, une vieille dame hors du commun, mystérieuse et bienveillante. Toute les trois décident de s’inventer une nouvelle vie. Ensemble, elles vont saisir cette chance inattendue de recommencer.
Elles trouvent refuge dans une vieille maison, qui cache bien des secrets… Car très vite, elles découvrent que cette maison et cette grand-mère sont liées à des phénomènes étranges : des yōkai et bien d’autres créatures issues du folklore japonais. D’abord incrédules, elles se retrouvent peu à peu embarquées dans des aventures inattendues, allant jusqu’à devoir protéger le village d’une catastrophe.
Le roman mêle habilement réalisme et fantastique, en abordant des thèmes forts comme la reconstruction, la solidarité, la résilience après un traumatisme, mais aussi les croyances et traditions japonaises.
C’est un conte social touchant, enrichi par la présence de créatures mystérieuses et d’un imaginaire profondément ancré dans la culture japonaise.
Mon avis :
Pour ma part, j’ai lu une édition illustrée par Yukiko Saito, dont les dessins apportent un vrai
plus et renforcent l’atmosphère du récit. L’histoire commence vraiment très bien, avec une
atmosphère intrigante et des personnages attachants. On peut cependant regretter un léger
manque de développement vers la fin, qui paraît un peu rapide. Malgré cela, la lecture reste
agréable et émouvante, portée par de belles valeurs et une ambiance unique.
La maison des égarées existe aussi en film d’animation, mais je ne le recommande pas
forcément : il prend beaucoup de libertés par rapport au roman et rend l’histoire plus «
enfantine », ce qui enlève une partie de sa profondeur.

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